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Liste de matériel d’une installation électrique : quels postes doit-elle contenir ?

Sept groupes de postes, leur dérivation depuis le schéma unifilaire et le plan de position, les postes systématiquement oubliés — matériel de terre, boîtes, réserve de câble, emplacements libres — et là où le RGIE fixe une quantité, et là où il n’en fixe aucune.

Publié le 31 août 2026 13 min

Quels postes doit contenir la liste de matériel d’une installation électrique ?

Sept groupes : tableau, appareils de protection, canalisations, boîtes, interrupteurs et prises, mise à la terre, petit matériel. Une liste n’est pas complète parce que les sept intitulés y figurent, mais parce que chaque poste a une origine traçable — un nombre issu du plan, une règle du RGIE ou une hypothèse explicitement énoncée par votre entreprise. Sans cette origine, la quantité n’est pas vérifiable et, à la version suivante du plan, elle n’est plus corrigeable.

Groupe de postesPostes individuels typiquesLa quantité découle deAncrage normatif
TableauCoffret avec paroi arrière et porte, rangées et rails, plastrons, peignes, embouts, bornes d’alimentation, repérageNombre de modules par rangée, séparation par tarif5.3.5.1. points a. et c., 3.1.3.1.
Appareils de protectionInterrupteur-sectionneur général, dispositifs différentiels 300 mA et 30 mA, disjoncteurs, éventuellement parafoudreNombre de circuits terminaux et leur répartition entre les différentiels5.3.5.1. point b., 4.2.4.3. point b., 5.2.1.2.
CanalisationsCâble par type, nombre de conducteurs et section, en mètres ; tubes, tube préfilé, câble enterréCheminement par circuit, plus la marge3.1.2.2. point a., 5.2.1.2.
BoîtesBoîtes de connexion et de dérivation, boîtes d’encastrement pour maçonnerie ou cloison creuse, boîtes de sortie plafond et mur, boîtes de tirageNombre d’appareils plus nombre de points de dérivation3.1.2.2. point a., 5.2.6.1., 5.3.5.2. point a.
Interrupteurs et prisesMécanismes, touches et enjoliveurs, plaques de finition par combinaison, variantes étanches avec jointNombre de points de commande et de prises au plan de position3.1.2.3. point a., 5.3.5.2. points a. et b.
Mise à la terreBoucle de terre, conducteur de terre, sectionneur de terre, conducteur principal d’équipotentialité, conducteurs supplémentaires, bornes de raccordementPérimètre du bâtiment, nombre d’éléments conducteurs étrangers, salles de bains5.4.2.1., 5.4.2.2., 5.4.3.5., 5.4.4.1., 5.4.4.2.
Petit matérielMoyens de fixation et colliers, bornes, serre-câbles, couvercles, matériel de repérage, jointsRatio par poste — convention d’entreprise5.2.9.5., 5.2.6.2. point b., 3.1.3.1.

La dernière ligne est marquée différemment à dessein : pour le petit matériel, le RGIE ne fixe aucune quantité. Il fixe des conditions dont les postes découlent — voir plus loin.

Cet article ne contient aucun prix. Non par prudence, mais parce qu’une fourchette de prix sans source nommée ni date est fausse au bout d’un trimestre et continue pourtant d’être citée. Pour le volet coûts : Combien coûte un plan électrique ? et Comparatif de coût : dessiner soi-même ou faire appel à un électricien.

La liste de matériel est-elle obligatoire selon le RGIE ?

Non. Le RGIE ne connaît la liste de matériel que comme annexe autorisée au dossier : « Les schémas, plans et documents peuvent être complétés par des documents reprenant de façon plus détaillée les différentes caractéristiques du matériel électrique et/ou des produits » (sous-section 3.1.2.1. point c.). Le verbe est peuvent, pas doivent.

Sont obligatoires, pour toute nouvelle installation domestique, le schéma unifilaire et le plan de position, établis par le responsable de l’exécution des travaux (sous-section 3.1.2.1. point a.). Si vous joignez la liste de matériel en annexe, elle suit le régime des annexes : elle est actualisée et tenue sur place à la disposition de toute personne autorisée à surveiller, contrôler, entretenir, réparer ou transformer l’installation (sous-section 3.1.2.1. point d.).

Conséquence pratique : la liste de matériel est un outil de chiffrage et d’approvisionnement, pas un document de contrôle. L’organisme agréé ne relève pas son absence. Il relève en revanche la présence de matériel qui n’a rien à faire là — et c’est précisément ce qu’une liste propre prévient, puisqu’elle fige le choix en amont.

Quelles données le plan doit-il porter pour que les quantités soient justes ?

Le schéma unifilaire fournit presque toute la liste des postes, mais pas la quantité la plus importante. La sous-section 3.1.2.2. point a. exige au minimum : le type, la section et le nombre de conducteurs de chaque canalisation, le mode de pose, le type et les caractéristiques des dispositifs de protection à courant différentiel-résiduel, le type et les caractéristiques des dispositifs de protection contre les surintensités, les interrupteurs, les boîtes de connexion, les boîtes de dérivation, les socles de prise de courant, les points lumineux, les machines et appareils fixes et les sources.

L’énumération est remarquablement complète — et elle ne comporte aucune longueur. La longueur des canalisations n’est exigée que pour les installations non domestiques (sous-section 3.1.2.2. point b.). Dans le logement, la donnée d’entrée déterminante du métré de câble ne figure donc dans aucun document obligatoire.

Quantité dans la listeDonnée d’entréeFigure dans un document obligatoire ?
Nombre de prisesSocles de prise au schéma et au plan de positionoui (3.1.2.2. a., 3.1.2.3. a.)
Nombre d’interrupteursInterrupteurs au schéma, leur position au planoui (3.1.2.2. a., 3.1.2.3. a.)
Nombre de boîtesBoîtes de connexion et de dérivation au schémaoui (3.1.2.2. a.)
Nombre de disjoncteursNombre de circuits terminauxoui (3.1.2.2. a.)
Type de câble et sectionType, section, nombre de conducteurs par canalisationoui (3.1.2.2. a.)
Longueur de câble en mCheminement le long des murs, gabarits, niveauxnon — uniquement pour les installations non domestiques
Matériel de terrePérimètre du bâtiment, nombre d’éléments conducteurs étrangersnon — découle du chapitre 5.4, pas du schéma
Petit matérielMode de pose, entraxes de fixation, mode de raccordementnon — convention d’entreprise

Le plan de position porte la position de ce même matériel, ni son nombre ni sa longueur (sous-section 3.1.2.3. point a.). Le métré de câble n’en découle qu’une fois un tracé dessiné ; la méthode est développée dans Cheminements et longueurs de câbles.

Combien d’appareils de protection faut-il — et d’où vient ce nombre ?

Pas de l’expérience, mais de quatre règles qui fixent ensemble le nombre de modules au tableau. C’est la partie de la liste de matériel que le RGIE pilote le plus directement.

RègleRéférenceEffet sur la quantité
Tableau principal équipé d’un interrupteur-sectionneur général ; en domestique, pas moins de 40 A5.3.5.1. point b.1 poste, intensité assignée au moins égale à 40 A
À l’origine de l’installation, au moins un dispositif différentiel de 300 mA au plus, assurant le sectionnement4.2.4.3. point b.au moins 1 poste 300 mA
Immédiatement en aval, au moins un dispositif à haute ou très haute sensibilité, auquel sont raccordés prises, éclairage, salle de bains, lave-linge, sèche-linge et lave-vaisselle4.2.4.3. point b.au moins 1 poste 30 mA
Au maximum huit circuits terminaux par dispositif différentiel de ce type4.2.4.3. point b.à partir du neuvième circuit concerné, un différentiel 30 mA supplémentaire
Au maximum huit socles de prise par circuit terminal5.3.5.2. point b.à partir de la neuvième prise, un circuit de plus avec disjoncteur et câble
Au moins deux circuits d’éclairage distincts au-delà de deux locaux5.3.5.2. point b.minimum 2 circuits d’éclairage
Circuit distinct par appareil de 2600 W ou plus, ainsi que pour lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge, cuisinière, plaque de cuisson et four électriques5.2.1.2.1 circuit, 1 protection et 1 câble par appareil cité
Dispositifs différentiels au moins de type A en domestique ; à l’origine, courant nominal d’au moins 40 A5.3.5.3. point a.exclut le type AC et impose un calibre plancher
Appareils de protection et de manœuvre de tarifs différents sur des panneaux distincts écartés d’au moins 10 cm, ou dans des tableaux distincts5.3.5.1. point c.agrandit le coffret ou en impose un second

Cette chaîne explique pourquoi une liste de matériel construite à partir d’un comptage par local est presque toujours trop courte : le nombre de prises ne détermine pas seulement les postes « prise », mais aussi, par la règle des huit, le nombre de circuits, donc le nombre de disjoncteurs, le nombre de câbles et in fine le calibre du coffret.

Le détail des appareils exigeant un circuit propre figure dans Quels appareils exigent un circuit dédié ; la composition du tableau dans Planifier un tableau électrique.

Quel matériel de mise à la terre est systématiquement oublié ?

L’essentiel. La terre apparaît au schéma unifilaire sous forme d’un symbole, mais dans la liste de matériel sous forme de six à dix postes assortis de sections minimales imposées. Ces sections sont des chiffres du règlement, pas du catalogue.

PosteMinimum imposéRéférence
Boucle de terre en fondationau moins 35 mm² de section géométrique, conducteur plein ou 7 âmes câblées, sans soudure5.4.2.1. points b.1.3. et b.1.2.
Métal de la bouclecuivre électrolytique recuit nu ou cuivre plombé5.4.2.1. point b.1.4.
Fixation de la boucleuniquement cuivre ou matière sans action corrosive5.4.2.1. point b.1.5.
Prise de terre complémentaire horizontaleau moins 35 mm², profondeur d’au moins 0,80 m, longueur minimale 15 m5.4.2.1. point b.3.
Prise de terre complémentaire, barre ou piquetlongueur minimale 1,50 m, dont au moins 1,50 m enfoncé sous le niveau −0,60 m5.4.2.1. point b.4.1.
Conducteur de terre16 mm² cuivre avec revêtement anticorrosion, sinon 25 mm² cuivre, 50 mm² en aluminium ou acier5.4.2.2.
Sectionneur de terredispositif de coupure démontable uniquement à l’aide d’un outil5.4.3.5.
Conducteur principal d’équipotentialitémoitié de la section du plus gros conducteur de protection, minimum 6 mm² cuivre, limitation à 25 mm² admise5.4.4.1. point a.
Conducteurs supplémentaires d’équipotentialitéau moins 2,5 mm² si protégés mécaniquement, 4 mm² sinon5.4.4.2. point a.

Trois points absents des chiffrages :

  • La boucle de terre est du matériel de chantier, pas du matériel électrique. Elle est exigée pour tout nouveau bâtiment dont le fond de fouille atteint au moins 60 cm (5.4.2.1. point b.1.1.), et elle est posée bien avant que quiconque ne pense aux prises. Établir la liste électrique après le gros œuvre revient à perdre ce poste de vue par construction.
  • Les extrémités restent visitables (5.4.2.1. point b.1.6.). C’est une exigence d’exécution avec conséquence matérielle : regard, couvercle, repérage.
  • La liaison équipotentielle principale n’est pas une borne unique, mais un conducteur par élément conducteur étranger — eau, gaz, chauffage — avec une borne de raccordement sur la conduite concernée. La quantité découle des techniques spéciales, pas du plan électrique.

Le régime de neutre applicable est traité dans Mise à la terre TT ou TN-S.

Pourquoi les boîtes de dérivation et d’encastrement manquent-elles si souvent ?

Parce que mentalement elles appartiennent au câble et, au catalogue, aux accessoires — alors que le RGIE les nomme explicitement comme éléments à part entière.

Quatre règles les rendent incontournables :

  • Les connexions ne peuvent se trouver qu’à certains endroits : dans les tableaux de répartition et de manœuvre, dans des boîtes de connexion ou de dérivation, aux bornes d’interrupteurs ou de socles de prise, ou dans des boîtes de plafond suffisamment grandes auxquelles sont suspendus les luminaires (sous-section 5.2.6.1.). Chaque dérivation au plan est donc un poste de matériel.
  • Les connexions dans les tubes sont interdites (sous-section 5.2.9.3. point f.). Un tracé dessiné sans boîte est un tracé non conforme.
  • Dans les boîtes de connexion, de dérivation et de tirage, les conducteurs restent accessibles ; les tés et coudes sont interdits (sous-section 5.2.9.3. point i.2.). Cela exclut la boîte la plus petite possible et se répercute sur le calibre, donc sur le prix.
  • Les socles de prise encastrés dans les parois sont logés dans des boîtes métalliques ou en matière isolante (sous-section 5.3.5.2. point a.). La boîte d’encastrement n’est donc pas une option mais du matériel obligatoire — une par point encastré, et d’un type différent en cloison creuse et en maçonnerie.

S’y ajoute que les boîtes de connexion et de dérivation font partie du contenu obligatoire du schéma unifilaire (sous-section 3.1.2.2. point a.). Un schéma qui les omet est incomplet — et une liste de matériel dérivée d’un tel schéma l’est également.

Quelle réserve de câble faut-il prévoir ?

Sur la valeur de la marge, le RGIE ne dit rien — ni pourcentage, ni longueur de réserve, ni facteur de chute. Tout chiffre que vous utilisez est une convention d’entreprise et doit figurer comme telle dans la feuille de calcul.

Ce que le règlement fixe, ce sont les conditions dont une réserve découle :

  • Les raccordements aux appareils ne peuvent être soumis à des efforts de traction ou de torsion (sous-section 5.2.6.2. point b.).
  • Dans les portions verticales, les efforts de traction dus au poids propre ne peuvent s’exercer sur les bornes de raccordement (sous-section 5.2.9.5.).
  • Dans les tubes, il doit rester possible à tout moment de tirer ou de retirer les conducteurs ou câbles (sous-section 5.2.9.3. point e.).
  • Dans les boîtes, les conducteurs restent accessibles (sous-section 5.2.9.3. point i.2.), ce qui suppose une boucle dans le boîtier.

La marge n’est donc pas un coussin de sécurité posé sur un calcul incertain, mais un poste de matériel avec une finalité. Qui l’applique forfaitairement documente le pourcentage, son origine et la version à laquelle il se rapporte. La détermination de la longueur de base est traitée dans Cheminements et longueurs de câbles ; le matériel d’accompagnement induit par chaque mode de pose dans Modes de pose selon le RGIE.

Combien d’emplacements libres faut-il prévoir au tableau ?

Le RGIE n’impose aucun emplacement libre. Un balayage intégral des neuf parties dans les versions néerlandaise, française et allemande ne fournit aucune référence citant un nombre de modules libres, un pourcentage ou une réserve minimale. Annoncer un chiffre, c’est annoncer une convention d’entreprise — ce qui est légitime, à condition de le dire.

Ce que le règlement exige à la place, et qui pousse pratiquement dans le même sens :

  • Les circuits sont réalisés de manière à pouvoir être identifiés ultérieurement lors de la surveillance, du contrôle, de l’entretien, de la réparation, de la modification ou de l’extension de l’installation (sous-section 3.1.3.1.).
  • Les dispositifs de commande, de protection et de sectionnement sont repérés individuellement de façon claire, apparente et indélébile (sous-section 3.1.3.1.). Le matériel de repérage est donc un poste, pas une politesse.
  • Les circuits raccordés en amont de l’interrupteur général du tableau doivent être identifiés comme tels (sous-section 3.1.3.1.).
  • Toute modification ou extension est reportée sur le plan de position, qui donne à tout moment la situation existante (sous-section 3.1.2.1. point a.).
  • Le matériel du tableau reste facilement accessible, en domestique sans moyens spéciaux (sous-section 5.3.5.1. point c.).

Et une règle de coffret plus souvent oubliée que les emplacements libres : dans les installations domestiques, les tableaux de répartition et de manœuvre sont de classe I ou II, avec paroi arrière et porte, en matière incombustible et non hygroscopique ; l’inamovibilité de la paroi arrière est assurée pendant toute la durée de vie du matériel (sous-section 5.3.5.1. point a.). Porte et paroi arrière ne sont donc pas une variante d’équipement.

Où passe la frontière entre coût matériel et coût main-d’œuvre ?

À la question de savoir si la quantité découle du plan ou de l’exécution.

Le coût matériel découle de nombres de pièces et de mètres, et se dérive du modèle. Le coût main-d’œuvre découle des tracés, des supports, de l’accessibilité et de l’ordre d’intervention — des grandeurs qui ne figurent ni au schéma unifilaire ni au plan de position. La même prise coûte le même matériel qu’elle soit posée en cloison creuse ou dans du béton ; l’effort, lui, varie d’un facteur important.

En pratique, pour le chiffrage :

  • Une liste de matériel n’est pas la moitié d’une offre. C’est la moitié que l’on peut vérifier.
  • Les postes qui touchent aux deux — saignées, percements, carottages, échafaudage — relèvent explicitement du volet main-d’œuvre, faute de quoi ils n’apparaissent nulle part.
  • Le mode de pose tranche les deux volets à la fois : il détermine le matériel d’accompagnement nécessaire et la lourdeur de l’exécution.

Les chiffres des deux volets figurent dans Combien coûte un plan électrique ? et Comparatif de coût : soi-même ou électricien. Cet article ne les répète volontairement pas : les prix vieillissent, la méthode non.

Quelles erreurs de chiffrage rendent la liste inutilisable ?

  • Compter par local au lieu de compter par circuit. Les règles des huit — prises par circuit, circuits terminaux par différentiel (5.3.5.2. point b., 4.2.4.3. point b.) — génèrent des postes qui n’apparaissent dans aucune liste par pièce.
  • Retenir la distance à vol d’oiseau plutôt que le cheminement. À l’intérieur, la ligne droite se situe systématiquement bien en dessous du parcours réel : ce n’est pas une estimation, c’est une borne inférieure.
  • Utiliser les longueurs nettes sans marge. La marge existe pour les quatre raisons citées plus haut, pas par précaution.
  • Oublier le matériel de terre, parce qu’il tient en un symbole au schéma et relève du gros œuvre dans le calendrier.
  • Traiter boîtes d’encastrement et boîtes de dérivation comme des accessoires, alors qu’elles sont un contenu obligatoire du schéma (3.1.2.2. point a.) et imposées en maçonnerie (5.3.5.2. point a.).
  • Ne pas distinguer plaques de finition et mécanismes. Une combinaison triple, c’est une plaque et trois mécanismes, pas trois appareils complets.
  • Un circuit sans câble dessiné disparaît silencieusement et rend la longueur totale trop faible, sans qu’aucune ligne ne manque.
  • Reprendre des prix d’une version antérieure sans mentionner la date ni la source. Une quantité sans prix est incomplète ; un prix sans date est faux.

Comment la liste de matériel est-elle produite dans PlanElec — et que ne dit-elle pas ?

Via l’onglet Export. La liste de matériel y figure comme document distinct ; le bouton Ouvrir l’aperçu du matériel l’affiche en détail, et le PDF provient de la même dérivation.

Ce que contient l’aperçu :

  • Des postes répartis en sept catégories : Consommateurs, Matériel et mécanismes, Enjoliveurs et plaques, Matériel d’installation, Appareils de protection, Câble, Répartition.
  • Deux vues : Par catégorie et Par local ; les postes sans affectation de local apparaissent à part, pour ne pas disparaître en silence.
  • Un bandeau indiquant le nombre de consommateurs, de postes, de pièces et la longueur de câble.

Depuis la mise à jour du 16 juillet 2026, l’aperçu décompose prises, interrupteurs et raccordements sélectionnés en éléments neutres du point de vue de la marque — mécanismes, enjoliveurs, plaques et boîtes d’installation. Les appareils raccordés à demeure comprennent la boîte de raccordement, la borne et le serre-câble ; les accessoires propres à l’appareil, non. Coffrets et peignes suivent le nombre de rangées et de modules modélisé.

Six hypothèses de base sont affichées explicitement dans l’aperçu au lieu d’agir en arrière-plan. La plus importante pour le chiffrage : les longueurs de câble sont des longueurs nettes issues du modèle ; la chute et les réserves de pose n’y sont pas intégrées. La marge évoquée plus haut n’y figure donc pas encore. Aussi explicitement : la boîte d’encastrement suit un mur associé de façon univoque ; à défaut, le type cloison creuse est retenu dans les locaux comportant une cloison creuse, et le type encastré dans les autres cas.

Ce que la liste ne fait délibérément pas :

  • Elle ne donne aucun prix et ne vaut pas bon de commande. Tous les postes sont neutres en marque et doivent être résolus en articles concrets et vérifiés professionnellement avant commande.
  • Elle n’invente aucune quantité manquante. Un circuit sans tracé de câble apparaît à 0 m avec la mention « Routage manquant », au lieu d’être estimé. Une liste anormalement courte contient le plus souvent exactement ces lignes.
  • Elle n’ajoute aucun matériel de terre absent du modèle. Boucle de terre, conducteur de terre et liaisons équipotentielles sont un contenu du modèle, pas un ajout automatique.
  • Pour les installations PV, les données matériel DC incomplètes sont signalées comme remarques — strings, types de modules ou longueurs de tracé manquants — au lieu d’être comblées.

Ce que l’autocontrôle RGIE ne fait pas ici

L’autocontrôle évalue l’installation projetée, pas l’exhaustivité d’une liste de matériel. Concrètement :

  • Il ne vérifie aucune quantité. Aucune règle ne signale qu’un poste manque, qu’il est sous-dimensionné ou compté deux fois.
  • Pour la terre, il vérifie seulement que liaison équipotentielle principale et prise de terre sont documentées et que le régime de neutre est cohérent — pas la section du conducteur posé ni le métré de boucle de terre nécessaire.
  • Il ne vérifie ni prix, ni disponibilité, ni affectation d’article. Des postes neutres en marque le restent.
  • Il ne calcule la chute de tension que si le chemin est complet ; si un tronçon manque, il signale une lacune de données plutôt qu’un résultat. Pour la liste de matériel, cela signifie que le métré de câble peut être incomplet sans qu’aucune règle ne se déclenche.
  • Il ne remplace ni la mesure ni le contrôle. L’évaluation officielle relève exclusivement d’un organisme agréé.

Pour aller plus loin

Ouvrir PlanElec et dériver la liste de matériel →

Base réglementaire : RGIE Livre 1 V06 — sous-sections 3.1.2.1., 3.1.2.2., 3.1.2.3., 3.1.3.1., 4.2.4.3., 5.2.1.2. avec tableau 5.1., 5.2.6.1., 5.2.6.2., 5.2.9.3., 5.2.9.5., 5.3.5.1., 5.3.5.2., 5.3.5.3., 5.4.2.1., 5.4.2.2., 5.4.3.5., 5.4.4.1. et 5.4.4.2. Font foi le texte officiel, l’état réel de l’installation et le contrôle de l’organisme agréé.