Modes de pose selon le RGIE : quelle mention doit figurer au schéma unifilaire ?
Les dix-sept modes de pose de la sous-section 5.2.2.1, leurs règles particulières à la section 5.2.9, leur influence sur le courant admissible et l’endroit où la mention est obligatoire — avec la référence RGIE en regard de chaque affirmation.
Quels modes de pose le RGIE reconnaît-il — et lequel figure au schéma unifilaire ?
Le RGIE énumère de manière limitative les modes de pose admis pour les canalisations basse tension : dix-sept lettres, de a à q, à la sous-section 5.2.2.1., des lignes aériennes à la pose enterrée, en montage apparent, encastrée, sous plinthes et gouttières, jusqu’aux canalisations chauffantes dans les plafonds et planchers. Pour la plupart de ces modes, la section 5.2.9. ajoute des règles propres et contraignantes. Et le mode retenu n’est pas une affaire interne à l’installateur : le schéma unifilaire d’une installation domestique doit reprendre, à côté du type, de la section et du nombre de conducteurs, le mode de pose des canalisations électriques (sous-section 3.1.2.2. point a.).
La raison figure ailleurs dans le règlement. Le courant admissible IZ d’une canalisation est notamment fonction « du mode de pose et de l’environnement des canalisations électriques » (sous-section 4.4.1.4.). Sans le mode de pose, impossible donc de juger si une section convient au circuit — d’où sa présence au schéma.
| Lettre (5.2.2.1.) | Mode de pose | Application courante en logement | Règles particulières |
|---|---|---|---|
| a | lignes aériennes | alimentation d’une annexe | 5.2.9.1. (renvoie au livre 3, chapitre 7.1.) |
| b.1 | enterrées directement | prise de jardin, carport | 5.2.9.2. point a. : 0,60 m de profondeur au minimum, câbles uniquement |
| b.2 | enterrées avec protection mécanique | câble sous bande de protection | 5.2.9.2. point a. |
| b.3 | enterrées dans des fourreaux | traversée sous une allée ou une terrasse | 5.2.9.2. point a. |
| c | lignes de contacts roulants ou glissants | sans objet en logement | 5.2.1.4. point a. |
| d | en montage apparent | XVB visible en cave, garage, local technique | 5.2.9.5. : câbles uniquement ; distance à la paroi ≤ 0,3 × diamètre extérieur |
| e | sous conduits encastrés | standard en construction neuve : VOB en préflex | 5.2.9.3. |
| f | sous moulures, plinthes et chambranles | rénovation, goulotte apparente | 5.2.9.4. : conducteurs isolés ou câbles unipolaires uniquement |
| g | à l’air libre avec attaches ou sur chemins de câbles, échelles, tablettes, corbeaux | local technique, chaufferie | 5.2.9.5. : distance à toute paroi ≥ 0,3 × diamètre extérieur |
| h | sous goulottes et gouttières | tracé de distribution en local technique | 5.2.9.6. : dans les gouttières, câbles uniquement |
| i | dans des gaines | tracé au-dessus du sol | 5.2.9.7. |
| j | dans des caniveaux ouverts, fermés ou remplis de sable | caniveau de sol, application industrielle | 5.2.9.8. |
| k | dans les vides de construction, alvéoles et blocs manufacturés | blocs creux, faux plafond | 5.2.9.9. et 4.3.3.5. point b. |
| l | dans les huisseries | cloison sèche, ossature bois | 5.2.9.9. et 4.3.3.5. point b. |
| m | en encastrements directs, sans conduits | XVB directement dans la saignée | 5.2.9.10. : gabarit, béton ≥ 3 cm, enduit ≥ 0,4 cm |
| n | dans les canalisations préfabriquées | rare en logement | 5.2.9.11. |
| o | sur des isolateurs | installations anciennes | 5.2.9.12. |
| p | par immersion dans l’eau | technique de piscine | 5.2.2.1. point p. |
| q | dans les plafonds, planchers et murs pour canalisations et panneaux chauffants | chauffage par le sol, trames chauffantes | 5.2.9.13. |
D’autres modes de pose ne sont pas interdits, mais ils relèvent de la clause résiduelle : ils répondent « aux règles de l’art en la matière » (sous-section 5.2.2.4.). Travailler hors de la liste, c’est donc quitter le domaine pour lequel le RGIE formule lui-même une règle.
Quelle est la différence entre le point e et le point m ?
C’est la confusion la plus fréquente, car dans le langage courant les deux s’appellent « encastré ». La différence est le conduit. Le point e s’intitule littéralement « sous conduits encastrés » — le texte néerlandais dit « in verzonken buizen ». Le point m s’intitule au contraire « en encastrements directs, sans conduits ».
Ce n’est pas une nuance de vocabulaire mais la frontière entre deux corps de règles. Pour e, c’est la sous-section 5.2.9.3. qui s’applique, avec les règles des conduits : rayons de courbure, conducteurs toujours enfilables et retirables, pas de connexion dans le conduit. Pour m, c’est la sous-section 5.2.9.10. avec le gabarit et les recouvrements minimaux. Le choix du matériel dans chaque cas et son coût sont comparés dans préflex ou pose libre ; le présent article décrit la systématique dans laquelle ces deux variantes se situent.
Pourquoi le mode de pose détermine-t-il le courant admissible ?
La sous-section 4.4.1.4. énumère cinq grandeurs dont dépend IZ. Le mode de pose en est une, et c’est la seule qui ne se lit pas sur le câble lui-même.
| Grandeur selon 4.4.1.4. | Ce qu’elle signifie sur le plan |
|---|---|
| section des conducteurs | mention au schéma unifilaire (3.1.2.2. point a.) |
| isolation des conducteurs | type de câble, par exemple XVB ou VOB |
| constitution de la canalisation électrique | unipolaire ou multipolaire, armure, écran |
| mode de pose et environnement | mention au schéma unifilaire (3.1.2.2. point a.) |
| température ambiante | emplacement de la canalisation, voir 5.2.3.1. |
Le calcul proprement dit ne figure pas dans le RGIE. Le texte se borne à dire que le courant admissible « est calculé conformément aux règles de l’art » (4.4.1.4.) et que les ministres compétents peuvent en fixer les modalités. En pratique, les tableaux et les facteurs de correction viennent donc de la série de normes NBN HD 60364-5-52, et non du RGIE.
Ce que le RGIE fixe, en revanche, est souvent confondu avec cela : le tableau 4.11. donne, pour les installations domestiques, l’intensité nominale maximale par section, séparément pour le coupe-circuit à fusible et pour le disjoncteur : pour 1,5 mm² 10 A et 16 A, pour 2,5 mm² 16 A et 20 A, pour 4 mm² 20 A et 25 A, pour 6 mm² 32 A et 40 A, pour 10 mm² 50 A et 63 A. Ce tableau ignore le mode de pose. C’est un plafond, pas une autorisation : la condition IZ ≥ IB de la sous-section 5.2.1.2. point a. doit être satisfaite en plus. La correspondance section-protection est développée dans section de câble et disjoncteur.
Que font le groupement, la température ambiante et l’isolant thermique au courant admissible ?
Les trois abaissent IZ, et dans les trois cas le RGIE fournit la condition, pas le facteur.
Groupement. Le RGIE fixe la limite avec précision : un câble ou conducteur isolé est installé séparément lorsqu’il se trouve à une distance supérieure ou égale à 20 mm de tout autre câble ou conducteur isolé (section 2.7.1.). En deçà, il est posé « en faisceaux ou en nappe ». Cette distinction a une conséquence directe dans le RGIE — mais pour la propagation du feu, pas pour l’échauffement : posés séparément, les conducteurs et câbles ont au moins la caractéristique F1 ou la classe Eca (sous-section 5.2.7.2.) ; en faisceaux ou en nappe, au moins F2 ou la classe Cca (sous-section 5.2.7.3.), et ce « indépendamment de la distance sur laquelle » ils sont effectivement groupés. Le facteur thermique de groupement, lui, relève à nouveau des règles de l’art.
Température ambiante. La sous-section 5.2.3.1. exige que les canalisations conviennent à la température ambiante locale la plus basse comme la plus élevée et ne soient posées que dans la plage de température indiquée par le fabricant. S’y ajoute la section 5.2.8. : les canalisations ne peuvent être soumises à des températures nuisibles au voisinage de conduites de chauffage, d’air chaud ou de fumée, et doivent en être suffisamment éloignées ou séparées par un écran thermique. Poser une canalisation le long du collecteur de chauffage, c’est modifier son environnement thermique — lequel relève de la même mention que le mode de pose.
Isolant thermique. Ici, une constatation honnête s’impose : le RGIE ne contient aucun facteur de réduction propre aux canalisations posées dans ou sous un isolant thermique. L’« isolation thermique » y apparaît comme précaution pour les températures inférieures à −25 °C (5.2.3.1.) et au chapitre des panneaux chauffants, où le matériau isolant en contact avec l’installation de chauffage doit être incombustible (5.2.9.13. point b.5.). Une canalisation posée dans une toiture inclinée isolée relève donc du « mode de pose et environnement » de 4.4.1.4. et s’apprécie selon les règles de l’art — pas selon un tableau RGIE qui n’existe pas.
Où la mention doit-elle figurer : schéma unifilaire, plan de position ou liste de matériel ?
Ces trois documents ont dans le RGIE des contenus obligatoires nettement distincts.
| Document | Mode de pose exigé ? | Référence |
|---|---|---|
| schéma unifilaire (domestique) | oui, explicitement | 3.1.2.2. point a. |
| plan de position (domestique) | non — il indique la position des éléments | 3.1.2.3. point a. |
| schéma de circuits (non domestique) | oui, avec la longueur et le nombre de conducteurs | 3.1.2.2. point b. |
| liste de matériel | non prescrite | admise comme annexe au titre de 3.1.2.1. point c. |
La liste de matériel n’est pas un document obligatoire au sens du RGIE. La sous-section 3.1.2.1. point c. permet seulement de compléter schémas et plans par des documents « précisant les différentes caractéristiques du matériel électrique et/ou des produits ». Une liste de câbles reprenant le mode de pose par canalisation est exactement cela : utile pour le métré et l’exécution, mais elle ne dispense pas de porter la mention au schéma unifilaire lui-même.
La répartition entre schéma et plan de position est détaillée dans cheminements et longueurs de câbles ; on y lit aussi pourquoi la longueur n’est obligatoire que dans le schéma de circuits non domestique.
Quand le mode de pose change-t-il à l’intérieur d’une même canalisation ?
Une canalisation n’a que rarement un seul mode de pose. Du tableau à travers le mur, sur le plafond, puis en terre et enfin contre une façade : cela en fait quatre. Le RGIE dispose d’une notion pour ce cas. On entend par origine du circuit l’origine de la canalisation électrique, « soit l’endroit où change la section, la nature ou la constitution de la canalisation électrique ainsi que son mode de pose » (section 2.6.1.).
Concrètement : chaque changement de mode de pose ouvre un tronçon d’étude distinct. Pour le dimensionnement, c’est le plus défavorable qui compte — une canalisation qui traverse deux mètres de faisceau de conduits avant de courir librement dans le plafond ne se dimensionne pas sur la partie libre. Pour le schéma : tous les modes rencontrés doivent être documentés, pas seulement le plus long.
Quelles règles s’appliquent aux canalisations encastrées ?
Pour l’encastrement direct sans conduit (point m), la sous-section 5.2.9.10. est la disposition de référence, et elle est inhabituellement concrète.
Les canalisations noyées dans le béton ou le ciment sont couvertes d’une couche d’au moins 3 cm ; les conducteurs pourvus de la seule isolation principale ne peuvent pas y être noyés (point a.).
Les canalisations encastrées sans conduit dans les murs des locaux doivent en outre rester dans le gabarit (point b.) :
- le parcours ne comporte que des tracés horizontaux et verticaux, les tracés horizontaux dans un plafond étant perpendiculaires aux parois verticales ;
- les parcours horizontaux se trouvent entre 25 et 35 cm du plancher ou du plafond, et également entre 25 et 35 cm au-dessus de la face inférieure du linteau des fenêtres, pour autant qu’ils demeurent alors à 25 cm au moins sous le plafond ;
- les parcours verticaux se trouvent le plus près possible d’un angle du local ou entre 10 et 20 cm des chambranles ou huisseries des portes ;
- hors de ce gabarit, seule la pose à la verticale d’une machine ou d’un appareil visible est admise ;
- les canalisations ne sont soumises à aucune contrainte mécanique, ni lors de la pose ni ultérieurement, et sont fixées sans détérioration aux parois ;
- l’épaisseur de l’enduit de revêtement n’est pas inférieure à 0,4 cm.
Pour les conduits, c’est la sous-section 5.2.9.3. qui prend le relais : les conducteurs ou câbles doivent pouvoir être enfilés et retirés à tout moment (point e.), les connexions dans le conduit sont interdites (point f.), et dans les conduits encastrés les tés et coudes sont proscrits tandis que les conducteurs restent accessibles dans les boîtes de jonction, de dérivation et de tirage (point i.2.). Les conduits en matériau combustible ne sont admis que noyés à 3 cm au moins dans des matériaux incombustibles (point f.).
Une exception importante : pour les installations à très basse tension, le gabarit de 5.2.9.10. point b. ne s’applique explicitement pas (sous-section 5.2.9.15. point b.). Les lignes de bus, de sonnerie et de commande en TBT ne doivent donc pas suivre le gabarit — les autres règles de la section 5.2.9. restent d’application.
Que prévoit le RGIE pour les canalisations enterrées ?
La sous-section 5.2.9.2. point a. est l’une des dispositions les plus nettes du chapitre. Dans le sol et dans les fourreaux souterrains inaccessibles, seuls des câbles peuvent être posés, à l’exception des conducteurs de protection indépendants. La profondeur minimale est de 0,60 m mesurée à partir de la surface du sol, « sauf impossibilité technique ». Si cette profondeur ne peut être atteinte, la protection est assurée par un fourreau continu ou à joints étanches en matériau durable et résistant.
Le câble doit en outre remplir l’une de trois conditions : écran électrique mis à la terre avec armure ou gaine extérieure renforcée ; ou gaine extérieure résistante complétée par une couverture continue qui protège des outils lors de travaux de fouille et déborde des deux côtés ; ou pose dans un fourreau ou un système équivalent. L’une de ces conditions remplie, aucune mesure supplémentaire n’est requise pour la protection contre les chocs électriques.
Pour la signalisation dans le sol, le point d. contient ses propres règles : repères aux extrémités des tronçons rectilignes, au moins tous les deux cents mètres, d’une surface d’au moins 0,01 m² et portant un éclair en relief. Les branchements des utilisateurs du réseau basse tension en sont dispensés.
Quel câble pour quel mode de pose ?
Le mode de pose restreint le choix du câble, indépendamment de la section.
| Mode de pose | Admis | Référence |
|---|---|---|
| enterré | câbles uniquement | 5.2.9.2. a. |
| à l’air libre et en montage apparent | câbles uniquement | 5.2.9.5. |
| gouttière | câbles uniquement | 5.2.9.6. |
| goulotte | également conducteurs isolés ; hors des locaux du service électrique, à parois pleines et couvercle ouvrable à l’outil | 5.2.9.6. |
| moulures, plinthes et chambranles | conducteurs isolés ou câbles unipolaires | 5.2.9.4. b. |
| conduits | conducteurs isolés ou câbles | 5.2.9.3. b. |
| vides de construction | pas de conducteurs pourvus de la seule isolation principale | 5.2.9.9. |
S’y ajoute la classe de réaction au feu. Dans les vides de construction ainsi que dans les moulures, plinthes ou chambranles en matériaux combustibles, la sous-section 4.3.3.5. point b. exige explicitement la caractéristique ou la classe de 5.2.7.3. — donc F2 ou au moins Cca. Une cloison à ossature bois est un vide de construction. Le type de câble adapté à chaque usage est traité dans XVB ou VOB ; pour les locaux humides s’ajoutent les règles de volumes de câbles de salle de bain et volumes RGIE.
Comment PlanElec enregistre-t-il le mode de pose, et que montre l’export ?
PlanElec connaît douze modes de pose pertinents pour le logement et conserve pour chacun la référence RGIE dont il relève :
| Choix dans PlanElec | Code court | Référence RGIE enregistrée |
|---|---|---|
| en saillie | AP | 5.2.2.1. d |
| conduit apparent sur paroi | AR | 5.2.2.1. d / 5.2.9.3. h |
| encastré dans gaine flexible | UR | 5.2.2.1. e |
| encastré direct | UD | 5.2.2.1. m |
| sous conduit | IR | 5.2.9.3. |
| faisceau de conduits | RB | 5.2.9.3. |
| cloison creuse / panneau mural | HW | 5.2.2.1. k + l |
| plinthe / goulotte | FL | 5.2.2.1. f |
| enterré | EV | 5.2.2.1. b.1 + b.2 |
| enterré dans un fourreau | ER | 5.2.2.1. b.3 |
| chemin de câbles | KW | 5.2.2.1. g + h |
| libre en plafond ou creux | FV | 5.2.2.1. g |
Le mode de pose est attaché au tronçon, pas au câble entier : un cheminement sur le plan peut changer de mode d’un tronçon à l’autre, et chaque tronçon reçoit sa propre couleur avec le code de deux lettres. Au schéma unifilaire, un seul mode déterminant est tracé par défaut — le plus restrictif de ceux rencontrés. Les modes pour lesquels l’outil ne dispose d’aucune table de référence fiable reçoivent délibérément la priorité, plutôt que d’être masqués derrière un classement thermique inventé.
Depuis la mise à jour du 28 août 2026, les canalisations sous conduit, les faisceaux de conduits, les canalisations enterrées sous fourreau et les conduits apparents se choisissent séparément ; chaque mode de pose porte, dans le menu câble, l’éditeur, l’aperçu et le PDF, le même signe complet avec sa propre ligne support. Cette ligne support est précisément ce qui permet de distinguer l’apparent de l’encastré : elle représente le conducteur, et le côté où se trouvent les signes de paroi est l’information. Depuis le 29 août 2026, le mode de pose se clique directement dans le schéma ; le menu câble apparaît à l’endroit choisi et reste accessible dans le panneau des propriétés. Dans la liste de câbles, il apparaît en colonne propre « Mode de pose ».
Ce que l’autocontrôle RGIE ne fait pas sur ce point
L’autocontrôle est indicatif. Pour le mode de pose, cela signifie concrètement :
- Il ne vérifie pas le courant admissible sous le mode de pose encodé. Ce qui est vérifié, c’est la correspondance entre la section du câble et l’intensité nominale de la protection — c’est-à-dire le tableau 4.11., qui ignore le mode de pose. Le groupement, la température ambiante et l’isolant n’entrent dans aucun contrôle.
- Il ne vérifie pas le respect du gabarit de 5.2.9.10. point b., l’épaisseur de l’enduit ou du béton, ni la profondeur d’une canalisation enterrée. Ce sont des cotes sur chantier, pas des données du modèle.
- Il vérifie une règle dépendante du mode de pose : les câbles posés dans les vides de construction doivent être sous conduit ou atteindre au moins la classe Cca (4.3.3.5. point b. / 5.2.7.3.). Si la classe de réaction au feu manque, PlanElec signale une donnée absente et non une erreur ; si elle est inférieure à Cca sans conduit documenté, c’est une erreur.
- Il ne vérifie pas si le mode de pose encodé correspond à ce qui a réellement été posé ensuite. C’est un constat visuel sur place.
- Il ne remplace ni mesure ni contrôle ; l’appréciation officielle relève exclusivement d’un organisme agréé. L’étendue complète est décrite dans ce que vérifie l’autocontrôle.
Quelles erreurs ressortent au contrôle ?
- Conducteurs isolés au lieu de câbles en apparent ou en gouttière. Des conducteurs VOB visibles contre le mur ou posés dans une gouttière contreviennent à 5.2.9.5. et 5.2.9.6. : seuls les câbles y sont admis.
- Saignée hors gabarit. Tracés en diagonale et parcours au milieu de la paroi : le classique de 5.2.9.10. point b.
- Recouvrement insuffisant. Moins de 0,4 cm d’enduit au-dessus de la canalisation ou moins de 3 cm de béton pour les canalisations noyées (5.2.9.10. points a. et b.).
- Connexion dans le conduit. Bornes et connecteurs à l’intérieur d’un conduit sont interdits (5.2.9.3. point f.) ; les raccordements dans les boîtes de tirage et de jonction se font sur un bornier approprié.
- Conduit devenu inutilisable. Coudes trop serrés ou conduits surchargés violent l’exigence de pouvoir enfiler et retirer les conducteurs à tout moment (5.2.9.3. point e.).
- Vide de construction en Eca au lieu de Cca et sans conduit. Constat fréquent en ossature bois et en faux plafond (4.3.3.5. point b. / 5.2.7.3.).
- Câble enterré trop peu profond. Moins de 0,60 m sans fourreau continu (5.2.9.2. point a.).
- Mode de pose absent du schéma. Un schéma unifilaire reprenant type, section et nombre de conducteurs mais pas le mode de pose est incomplet (3.1.2.2. point a.) — quelle que soit la qualité d’exécution de l’installation.
Pour aller plus loin
- Section de câble et disjoncteur
- Cheminements et longueurs de câbles
- XVB ou VOB : quel câble pour quel usage
- Préflex ou pose libre
- Réaliser un schéma unifilaire pas à pas
Ouvrir PlanElec et encoder les modes de pose →
Base réglementaire : RGIE/AREI livre 1 V06 — sections 2.6.1., 2.7.1., 2.7.2., 5.2.2., 5.2.8., sous-sections 3.1.2.1., 3.1.2.2., 3.1.2.3., 4.3.3.5., 4.4.1.4. avec le tableau 4.11., 5.2.1.2., 5.2.3.1., 5.2.7.2., 5.2.7.3. et section 5.2.9. avec les sous-sections 5.2.9.1. à 5.2.9.15. Le texte officiel, l’état réel de l’installation et le jugement de l’organisme agréé restent déterminants.