Modes de pose selon le RGIE : quelle mention doit figurer au schéma unifilaire ?
Le mode de pose figure au schéma unifilaire. Les dix-sept modes de pose du RGIE 5.2.2.1, leurs règles à la section 5.2.9, leur effet sur le courant admissible et les erreurs relevées au contrôle, avec la référence en regard de chaque affirmation.
Quels modes de pose le RGIE reconnaît-il — et lequel figure au schéma unifilaire ?
Le schéma unifilaire d’une habitation mentionne, pour chaque canalisation, le mode de pose, à côté du type, de la section et du nombre de conducteurs (sous-section 3.1.2.2. point a.). Vous choisissez parmi les dix-sept modes de pose a à q de la sous-section 5.2.2.1. : des lignes aériennes à la pose enterrée, en montage apparent, encastrée, sous plinthes et gouttières, jusqu’aux canalisations chauffantes dans les plafonds et planchers. D’autres modes de pose sont autorisés conformément aux règles de l’art qui s’y rapportent (sous-section 5.2.2.4.). Pour la plupart de ces modes, la section 5.2.9. ajoute des règles propres et contraignantes.

Le RGIE ne précise pas l’objectif de cette obligation, mais il est clair sur le plan technique : le courant admissible IZ d’une canalisation est notamment fonction « du mode de pose et de l’environnement des canalisations électriques » (sous-section 4.4.1.4.). Sans le mode de pose, impossible de juger si une section convient au circuit.
| Lettre (5.2.2.1.) | Mode de pose | Application courante en logement | Règles particulières |
|---|---|---|---|
| a | lignes aériennes | alimentation d’une annexe | 5.2.9.1. (renvoie au livre 3, chapitre 7.1.) |
| b.1 | enterrées directement | prise de jardin, carport | 5.2.9.2. point a. : 0,60 m de profondeur au minimum, câbles uniquement |
| b.2 | enterrées avec protection mécanique | câble sous bande de protection | 5.2.9.2. point a. |
| b.3 | enterrées dans des fourreaux | traversée sous une allée ou une terrasse | 5.2.9.2. point a. |
| c | lignes de contacts roulants ou glissants | sans objet en logement | 5.2.1.4. point a. |
| d | en montage apparent | XVB visible en cave, garage, local technique | Définition 5.2.2.1. d : distance à la paroi ≤ 0,3 × diamètre extérieur ; 5.2.9.5. : en principe, câbles uniquement |
| e | sous conduits encastrés | standard en construction neuve : VOB en préflex | 5.2.9.3. |
| f | sous moulures, plinthes et chambranles | rénovation, goulotte apparente | 5.2.9.4. : conducteurs isolés ou câbles unipolaires uniquement |
| g | à l’air libre avec attaches ou sur chemins de câbles, échelles, tablettes, corbeaux | local technique, chaufferie | Définition 5.2.2.1. g : distance à toute paroi ≥ 0,3 × diamètre extérieur ; 5.2.9.5. : en principe, câbles uniquement |
| h | sous goulottes et gouttières | tracé de distribution en local technique | 5.2.9.6. : dans les gouttières, en principe, câbles uniquement |
| i | dans des gaines | tracé au-dessus du sol | 5.2.9.7. |
| j | dans des caniveaux ouverts, fermés ou remplis de sable | caniveau de sol, application industrielle | 5.2.9.8. |
| k | dans les vides de construction, alvéoles et blocs manufacturés | blocs creux, faux plafond | 5.2.9.9. et 4.3.3.5. point b. |
| l | dans les huisseries | huisseries de portes et fenêtres | 5.2.9.9. et 4.3.3.5. point b. |
| m | en encastrements directs, sans conduits | XVB directement dans la saignée | 5.2.9.10. : gabarit, béton ≥ 3 cm, enduit ≥ 0,4 cm |
| n | dans les canalisations préfabriquées | rare en logement | 5.2.9.11. |
| o | sur des isolateurs | installations anciennes | 5.2.9.12. |
| p | par immersion dans l’eau | technique de piscine | 5.2.2.1. point p. |
| q | dans les plafonds, planchers et murs pour canalisations et panneaux chauffants | chauffage par le sol, trames chauffantes | 5.2.9.13. |
D’autres modes de pose sont admis, mais ils relèvent de la clause résiduelle : ils sont autorisés « conformément aux règles de l’art qui s’y rapportent » (sous-section 5.2.2.4.). Travailler hors de la liste, c’est donc quitter le domaine pour lequel le RGIE formule lui-même une règle.
Quelle est la différence entre le point e et le point m ?
C’est la confusion la plus fréquente, car dans le langage courant les deux s’appellent « encastré ». La différence est le conduit. Le point e s’intitule littéralement « sous conduits encastrés » — le texte néerlandais dit « in verzonken buizen ». Le point m s’intitule au contraire « en encastrements directs, sans conduits ».
Ce n’est pas une nuance de vocabulaire mais la frontière entre deux corps de règles. Pour e, c’est la sous-section 5.2.9.3. qui s’applique, avec les règles des conduits : rayons de courbure, conducteurs toujours enfilables et retirables, pas de connexion dans le conduit. Pour m, c’est la sous-section 5.2.9.10. avec le gabarit et les recouvrements minimaux. Le choix du matériel dans chaque cas et son coût sont comparés dans préflex ou pose libre ; le présent article décrit la systématique dans laquelle ces deux variantes se situent.
Pourquoi le mode de pose détermine-t-il le courant admissible ?
La sous-section 4.4.1.4. énumère cinq grandeurs dont dépend IZ. Le mode de pose en est une, et c’est la seule qui ne se lit pas sur le câble lui-même.
| Grandeur selon 4.4.1.4. | Ce qu’elle signifie sur le plan |
|---|---|
| section des conducteurs | mention au schéma unifilaire (3.1.2.2. point a.) |
| isolation des conducteurs | type de câble, par exemple XVB ou VOB |
| constitution de la canalisation électrique | unipolaire ou multipolaire, armure, écran |
| mode de pose et environnement | mode de pose : mention au schéma unifilaire (3.1.2.2. point a.) ; environnement : non prescrit |
| température ambiante | emplacement de la canalisation, voir 5.2.3.1. |
Le calcul proprement dit ne figure pas dans le RGIE. Le texte se borne à dire que sa valeur « est calculée conformément aux règles de l’art » (4.4.1.4.) et que les ministres compétents peuvent en fixer les modalités. En pratique, les tableaux et les facteurs de correction viennent donc de la série de normes NBN HD 60364-5-52, et non du RGIE.
Ce que le RGIE fixe, en revanche, est souvent confondu avec cela : le tableau 4.11. donne, pour les installations domestiques, l’intensité nominale maximale par section, séparément pour le coupe-circuit à fusible et pour le disjoncteur : pour 1,5 mm² 10 A et 16 A, pour 2,5 mm² 16 A et 20 A, pour 4 mm² 20 A et 25 A, pour 6 mm² 32 A et 40 A, pour 10 mm² 50 A et 63 A. Ce tableau ignore le mode de pose. C’est un plafond, pas une autorisation : la condition IZ ≥ IB de la sous-section 5.2.1.2. point a. doit être satisfaite en plus. Une section supérieure n’est pas contraire au tableau 4.11 ; celui-ci plafonne l’intensité nominale par section, et non la section choisie pour une intensité nominale inférieure. La correspondance section-protection est développée dans section de câble et disjoncteur.
Que font le groupement, la température ambiante et l’isolant thermique au courant admissible ?
Les trois abaissent IZ, et dans les trois cas le RGIE fournit la condition, pas le facteur.
Groupement. Le RGIE fixe la limite avec précision : un câble ou conducteur isolé est installé séparément lorsqu’il se trouve à une distance supérieure ou égale à 20 mm de tout autre câble ou conducteur isolé (section 2.7.1.). En deçà, il est posé « en faisceaux ou en nappe ». Cette distinction a une conséquence directe dans le RGIE — mais pour la propagation du feu, pas pour l’échauffement : posés séparément, les conducteurs et câbles ont au moins la caractéristique F1 ou la classe Eca (sous-section 5.2.7.2.) ; en faisceaux ou en nappe, au moins F2 ou la classe Cca (sous-section 5.2.7.3.), et ce « indépendamment de la distance sur laquelle » ils sont effectivement groupés. Le facteur thermique de groupement, lui, relève à nouveau des règles de l’art.
Température ambiante. La sous-section 5.2.3.1. exige que les canalisations conviennent à la température ambiante locale la plus basse comme la plus élevée et ne soient posées que dans la plage de température indiquée par le fabricant. S’y ajoute la section 5.2.8. : les canalisations ne peuvent être soumises à des températures nuisibles au voisinage de conduites de chauffage, d’air chaud ou de fumée, et doivent en être suffisamment éloignées ou séparées par un écran thermique. Poser une canalisation le long du collecteur de chauffage, c’est modifier son environnement thermique — lequel relève de la même mention que le mode de pose.
Isolant thermique. Le RGIE ne contient aucun facteur de réduction propre aux canalisations posées dans ou sous un isolant thermique. L’« isolation thermique » y apparaît comme précaution pour les températures inférieures à −25 °C (5.2.3.1.) et au chapitre des panneaux chauffants, où le matériau isolant en contact avec l’installation de chauffage doit être incombustible (5.2.9.13. point b.5.). Une canalisation posée dans une toiture inclinée isolée relève donc du « mode de pose et environnement » de 4.4.1.4. et s’apprécie selon les règles de l’art — pas selon un tableau RGIE qui n’existe pas.
Où la mention doit-elle figurer : schéma unifilaire, plan de position ou liste de matériel ?
Ces trois documents ont dans le RGIE des contenus obligatoires nettement distincts.
| Document | Mode de pose exigé ? | Référence |
|---|---|---|
| schéma unifilaire (domestique) | oui, explicitement | 3.1.2.2. point a. |
| plan de position (domestique) | non — il indique la position des éléments | 3.1.2.3. point a. |
| schéma de circuits (non domestique) | oui, avec la longueur et le nombre de conducteurs | 3.1.2.2. point b. |
| liste de matériel | non prescrite | admise comme annexe au titre de 3.1.2.1. point c. |
La liste de matériel n’est pas un document obligatoire au sens du RGIE. La sous-section 3.1.2.1. point c. permet seulement de compléter schémas et plans par des documents « reprenant de façon plus détaillée les différentes caractéristiques du matériel électrique et/ou des produits ». Une liste de câbles reprenant le mode de pose par canalisation est exactement cela : utile pour le métré et l’exécution ; la mention figure malgré tout au schéma unifilaire lui-même.
La répartition entre schéma et plan de position est détaillée dans cheminements et longueurs de câbles ; on y lit aussi pourquoi la longueur n’est obligatoire que dans le schéma de circuits non domestique.
Quand le mode de pose change-t-il à l’intérieur d’une même canalisation ?
Une canalisation n’a que rarement un seul mode de pose. Du tableau à travers le mur, sur le plafond, puis en terre et enfin contre une façade : cela en fait quatre. Le RGIE dispose d’une notion pour ce cas. On entend par origine du circuit l’origine de la canalisation électrique, « soit l’endroit où change la section, la nature ou la constitution de la canalisation électrique ainsi que son mode de pose » (section 2.6.1.).
Concrètement : chaque changement de mode de pose ouvre un tronçon d’étude distinct. Pour le dimensionnement, c’est en principe le tronçon le plus défavorable qui compte : selon la sous-section 5.2.1.2. point a., en lien avec la sous-section 4.4.1.4., IZ doit atteindre au moins IB ; la sous-section 4.4.3.1. place en principe la protection contre les surcharges à l’endroit où un changement diminue le courant admissible IZ de la canalisation protégée (exceptions : sous-section 4.4.3.3.). Une canalisation qui traverse deux mètres de faisceau de conduits avant de courir librement dans le plafond ne se dimensionne donc pas sur la partie libre. Pour la représentation, le RGIE ne prescrit pas de choisir tous les modes, le plus long ou le plus défavorable (sous-section 3.1.2.2. point a.). Comme recommandation de métier, documentez tous les modes rencontrés dans l’ordre, car des obligations s’attachent à des tronçons précis : 5.2.9.5., 5.2.9.9. en lien avec 4.3.3.5. point b., 5.2.9.10., 5.2.7.1. point 3 et 5.2.7.3. Le contrôleur compare ainsi le schéma avec l’installation visible.
Quelles règles s’appliquent aux canalisations encastrées ?
Pour l’encastrement direct sans conduit (point m), la sous-section 5.2.9.10. est la disposition de référence, et elle est inhabituellement concrète.
Les canalisations noyées dans le béton ou le ciment sont couvertes d’une couche d’au moins 3 cm ; les conducteurs pourvus de la seule isolation principale ne peuvent pas y être noyés (point a.).
Pour les canalisations sans conduit dans les murs des locaux, les règles du gabarit s’appliquent aussi selon la situation d’encastrement (point b.) :
- le parcours ne comporte que des tracés horizontaux et verticaux, les tracés horizontaux dans un plafond étant perpendiculaires aux parois verticales ;
- les parcours horizontaux se trouvent entre 25 et 35 cm du plancher ou du plafond, et également entre 25 et 35 cm au-dessus de la face inférieure du linteau des fenêtres, pour autant qu’ils demeurent alors à 25 cm au moins sous le plafond ;
- les parcours verticaux se trouvent le plus près possible d’un angle du local ou entre 10 et 20 cm des chambranles ou huisseries des portes ;
- hors de ce gabarit, seule la pose à la verticale d’une machine ou d’un appareil visible est admise ;
- les canalisations ne sont soumises à aucune contrainte mécanique, ni lors de la pose ni ultérieurement, et sont fixées sans détérioration aux parois ;
- l’épaisseur de l’enduit de revêtement n’est pas inférieure à 0,4 cm.
Pour les conduits, c’est la sous-section 5.2.9.3. qui prend le relais : les conducteurs ou câbles doivent pouvoir être enfilés et retirés à tout moment (point e.), les connexions dans le conduit sont interdites (point f.), et dans les conduits encastrés les tés et coudes sont proscrits tandis que les conducteurs restent accessibles dans les boîtes de jonction, de dérivation et de tirage (point i.2.). Les conduits en matériau combustible ne sont admis que noyés à 3 cm au moins dans des matériaux incombustibles (point f.).
Une exception importante : pour les installations à très basse tension (TBT), le gabarit de 5.2.9.10. point b. ne s’applique explicitement pas (sous-section 5.2.9.15. point b.). En TBT, le premier alinéa de 5.2.9.5., le deuxième alinéa de 5.2.9.9. et le premier alinéa du point a. de 5.2.9.12. ne s’appliquent pas non plus (5.2.9.15. point b.). Les lignes de bus, de sonnerie et de commande en TBT ne doivent donc pas suivre le gabarit ; les autres règles applicables de la section 5.2.9. restent d’application.
Que prévoit le RGIE pour les canalisations enterrées ?
La sous-section 5.2.9.2. point a. est l’une des dispositions les plus nettes du chapitre. Dans le sol et dans les fourreaux souterrains inaccessibles, seuls des câbles peuvent être posés, à l’exception des conducteurs de protection indépendants. La profondeur minimale est de 0,60 m mesurée à partir de la surface du sol, « sauf impossibilité technique ». Si cette profondeur ne peut être atteinte, la protection est assurée par un fourreau continu ou à joints étanches en matériau durable et résistant.
Le câble doit en outre remplir l’une de trois conditions : écran électrique mis à la terre avec armure ou gaine extérieure renforcée ; ou gaine extérieure résistante complétée par une couverture continue qui protège des outils lors de travaux de fouille et déborde des deux côtés ; ou pose dans un fourreau ou un système équivalent. L’une de ces conditions remplie, aucune mesure supplémentaire n’est requise pour la protection contre les chocs électriques.
Pour la signalisation dans le sol, le point d. contient ses propres règles : repères aux extrémités des tronçons rectilignes, au moins tous les deux cents mètres, d’une surface d’au moins 0,01 m² et portant un éclair en relief. Les branchements des utilisateurs du réseau basse tension en sont dispensés.
Quel câble pour quel mode de pose ?
Le mode de pose restreint le choix du câble, indépendamment de la section.
| Mode de pose | Admis | Référence |
|---|---|---|
| enterré | câbles uniquement | 5.2.9.2. a. |
| à l’air libre et en montage apparent | en principe câbles uniquement ; exceptions pour certains conducteurs de protection, d’équipotentialité et conducteurs actifs mis à la terre indépendants | 5.2.9.5. |
| gouttière | en principe câbles uniquement ; exceptions pour certains conducteurs de protection, d’équipotentialité et actifs mis à la terre indépendants | 5.2.9.6. |
| goulotte | également conducteurs isolés ; hors des locaux du service électrique, à parois pleines et couvercle ouvrable à l’outil | 5.2.9.6. |
| moulures, plinthes et chambranles | conducteurs isolés ou câbles unipolaires | 5.2.9.4. b. |
| conduits | conducteurs isolés ou câbles | 5.2.9.3. b. |
| vides de construction | pas de conducteurs pourvus de la seule isolation principale | 5.2.9.9. |
S’y ajoute la classe de réaction au feu. Dans les vides de construction ainsi que dans les moulures, plinthes ou chambranles en matériaux combustibles, la sous-section 4.3.3.5. point b. exige explicitement la caractéristique ou la classe de 5.2.7.3. — donc F2 ou au moins Cca. Une cloison à ossature bois est un vide de construction. Le type de câble adapté à chaque usage est traité dans XVB ou VOB ; pour les locaux humides s’ajoutent les règles de volumes de câbles de salle de bain et volumes RGIE.
Comment PlanElec enregistre-t-il le mode de pose, et que montre l’export ?
PlanElec connaît quinze modes de pose et conserve pour chacun la référence RGIE dont il relève. Les intitulés correspondent aux options visibles du menu Modifier le câble :
| Choix dans PlanElec | Code court | Référence RGIE enregistrée |
|---|---|---|
| En saillie | AP | 5.2.2.1. d |
| Conduit apparent sur paroi | AR | 5.2.2.1. d / 5.2.9.3. h |
| Encastré dans gaine flexible | UR | 5.2.2.1. e |
| Encastré direct | UD | 5.2.2.1. m |
| Dans les huisseries | HW | 5.2.2.1. l |
| Plinthe / chambranle | FL | 5.2.2.1. f |
| Enterré | EV | 5.2.2.1. b.1 + b.2 |
| Enterré dans un fourreau | ER | 5.2.2.1. b.3 |
| Chemin de câbles | KW | 5.2.2.1. g + h |
| Vide de construction | FV | 5.2.2.1. k |
| Sous conduit | IR | 5.2.9.3. |
| Faisceau de conduits | RB | 5.2.9.3. |
| En lignes aériennes | FR | 5.2.2.1. a |
| Dans des gaines | KS | 5.2.2.1. i |
| Dans des caniveaux ouverts, fermés ou remplis de sable | KK | 5.2.2.1. j |
Le mode de pose est attaché au tronçon, pas au câble entier : un cheminement sur le plan peut changer de mode d’un tronçon à l’autre, et chaque tronçon reçoit sa propre couleur avec le code de deux lettres. Au schéma unifilaire, PlanElec trace par défaut tous les modes rencontrés dans leur ordre ; le premier mode se trouve du côté du dispositif de protection. À partir de trois modes, la zone de repères montre deux signes et « +n » pour les autres ; la légende reprend tous les modes présents, y compris ceux regroupés sous « +n ». La liste des câbles reprend la séquence complète pour chaque câble. L’affectation par tronçon reste conservée dans le modèle du câble et dans le contrôle par tronçon. La liste des câbles (CSV et PDF) reprend, pour chaque câble, le mode de pose et la longueur de chaque tronçon dans l’ordre du cheminement dès que tous les tronçons ont un mode de pose ; sinon, elle reprend les modes présents sans les longueurs. Si la longueur d’un tronçon est inconnue, elle affiche « — », jamais 0. Elle reprend uniquement les modes de pose du câble concerné, et non ceux des autres câbles du même départ ; la longueur totale reste disponible dans la colonne de longueur. Elle peut servir de pièce complémentaire selon la sous-section 3.1.2.1. point c..
Les signes utilisent la géométrie du tableau 2.23, catégorie C : le cercle sur la ligne support désigne exclusivement la ligne aérienne ; le cercle du conduit se trouve à côté de la ligne support. Le vide de construction, le chemin de câbles, le caniveau et la gaine n’ont pas de signe propre dans le tableau 2.23 et reçoivent donc un signe distinct clairement défini, avec une légende dans le schéma et dans la sortie PDF (sous-section 3.1.2.1. point a.). Le menu câble, l’éditeur, l’aperçu et le PDF utilisent la même source de signes et la même ligne support.
En mode d’édition, cliquez directement sur la canalisation dans le schéma unifilaire, même si aucun mode de pose n’est encore documenté ; son intitulé d’accessibilité est Modifier la ligne du câble. Le menu Modifier le câble affiche les câbles du départ depuis le dispositif de protection, dans l’ordre du cheminement. Lorsque plusieurs câbles ou tronçons sont présents, chaque câble est indiqué par Câble : {de} → {vers} ; chaque tronçon apparaît comme Tronçon {numéro} · {longueur}, ou avec « — » si sa longueur est inconnue. En haut, le choix de la section Mode de pose pour tous les tronçons applique le mode de pose à tous les tronçons du départ ; chaque tronçon peut ensuite être modifié séparément via son option de mode de pose. Tant que des modes de pose manquent ou ne sont pas confirmés, l’onglet d’export affiche une section distincte de vérification groupée : Vérifier les câbles étape par étape l’ouvre, Choisir un mode de pose est le sélecteur correspondant ; Compléter les tronçons vides sélectionnés ne remplit que les champs vides, et Confirmer les modes de pose de ce câble confirme les données câble par câble.
Ce que l’autocontrôle vérifie sur le mode de pose, et ce qui reste au chantier
L’autocontrôle vérifie les règles qui se décident à partir des données encodées du projet. Pour le mode de pose, cela signifie concrètement :
- Section et protection : l’autocontrôle vérifie que la section du câble correspond à l’intensité nominale de la protection. C’est la correspondance du tableau 4.11., qui ignore le mode de pose. Le courant admissible sous le mode de pose encodé, le groupement, la température ambiante et l’isolant relèvent de l’étude.
- Classe de feu en paroi creuse : pour les tronçons dont le mode de pose est Dans les huisseries et pour les points d’arrivée dans des locaux comportant des parois creuses, un câble sans conduit documenté à l’échelle du câble doit atteindre au moins la caractéristique F2 ou la classe Cca (sous-section 4.3.3.5. point b. → sous-section 5.2.7.3.). Si la classe est inférieure et qu’aucun conduit n’est documenté, PlanElec signale une erreur ; si elle manque, une donnée absente. La sélection Vide de construction, les exceptions du point 3 de la sous-section 5.2.7.1. et du point 1 de la sous-section 5.2.7.3. ainsi que la règle des conduits de la sous-section 5.2.7.4. ne font pas encore partie du contrôle.
- Cotes de chantier : le gabarit de 5.2.9.10. point b., l’épaisseur de l’enduit ou du béton et la profondeur d’une canalisation enterrée ne sont pas des données du modèle ; l’installateur les vérifie sur chantier.
- Exécution : la correspondance entre le mode de pose encodé et la pose réelle se constate visuellement sur place. Les mesures et l’appréciation officielle reviennent à l’organisme agréé.
L’étendue complète est décrite dans ce que vérifie l’autocontrôle.
Quelles erreurs ressortent au contrôle ?
- Conducteurs isolés au lieu de câbles en apparent ou en gouttière. Des conducteurs VOB visibles contre le mur ou posés dans une gouttière contreviennent à 5.2.9.5. et 5.2.9.6. : seuls les câbles y sont en principe admis, sous réserve des exceptions prévues par ces dispositions.
- Saignée hors gabarit. Tracés en diagonale et parcours au milieu de la paroi : le classique de 5.2.9.10. point b.
- Recouvrement insuffisant. Moins de 0,4 cm d’enduit au-dessus de la canalisation ou moins de 3 cm de béton pour les canalisations noyées (5.2.9.10. points a. et b.).
- Connexion dans le conduit. Bornes et connecteurs à l’intérieur d’un conduit sont interdits (5.2.9.3. point f.) ; les raccordements dans les boîtes de tirage et de jonction se font sur un bornier approprié.
- Conduit devenu inutilisable. Coudes trop serrés ou conduits surchargés violent l’exigence de pouvoir enfiler et retirer les conducteurs à tout moment (5.2.9.3. point e.).
- Vide de construction en Eca au lieu de F2/Cca — fréquent dans la construction bois et les faux plafonds. PlanElec ne le signale actuellement que pour Dans les huisseries et pour les locaux à parois creuses, pas pour le choix Vide de construction. Selon le RGIE, un conduit ne dispense de l’exigence que s’il remplit les conditions du point 3 de la sous-section 5.2.7.1. ou du point 1 de la sous-section 5.2.7.3. (sous-section 4.3.3.5. point b. → sous-section 5.2.7.3.); les conduits doivent en outre respecter la sous-section 5.2.7.4.
- Câble enterré trop peu profond. Moins de 0,60 m sans fourreau continu (5.2.9.2. point a.).
- Mode de pose absent du schéma. Un schéma unifilaire reprenant type, section et nombre de conducteurs mais pas le mode de pose est incomplet (3.1.2.2. point a.) — quelle que soit la qualité d’exécution de l’installation.
Pour aller plus loin
- Section de câble et disjoncteur
- Cheminements et longueurs de câbles
- XVB ou VOB : quel câble pour quel usage
- Préflex ou pose libre
- Réaliser un schéma unifilaire pas à pas
Ouvrir PlanElec et encoder les modes de pose →
Base réglementaire : RGIE livre 1 V06 — sections 2.6.1., 2.7.1., 2.7.2., 5.2.2., 5.2.8., sous-sections 3.1.2.1., 3.1.2.2., 3.1.2.3., 4.3.3.5., 4.4.1.4. avec le tableau 4.11., 4.4.3.1., 5.2.1.2., 5.2.3.1., 5.2.7.2., 5.2.7.3. et section 5.2.9. avec les sous-sections 5.2.9.1. à 5.2.9.15. Texte officiel : SPF Économie.