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Symboles électriques du RGIE : guide pour unifilaire et plan de position

Comprendre le tableau 2.23, les informations à ajouter aux symboles et la règle de légende quand aucun signe officiel ne décrit exactement un équipement domestique.

Publié le 29 août 2026 9 min

Réponse directe : le tableau 2.23 est la référence, pas une liste fermée

Pour le schéma unifilaire et le plan de position d'une installation domestique, le RGIE Livre 1 renvoie aux symboles graphiques du chapitre 2.13, tableau 2.23. Le texte précise que cette liste est non limitative. Lorsqu'aucun signe ne correspond à un équipement, un autre symbole clairement identifiable peut être utilisé si sa signification est définie dans la légende des documents.

Cette souplesse n'autorise pas des pictogrammes ambigus. Le signe doit rester compréhensible sur tout le dossier et les caractéristiques techniques obligatoires ne disparaissent pas. Le présent guide couvre le domestique selon le Livre 1 V06 ; les installations non domestiques ou certains schémas multifilaires demandent d'autres symboles normalisés et davantage d'informations.

Symbole, caractéristique et référence : trois fonctions

La sous-section 3.1.2.1 relie les signes du chapitre 2.13 aux plans domestiques. Pour lire correctement un document, distinguez :

  1. le symbole de base, qui identifie la famille de matériel ;
  2. les valeurs et mentions, qui décrivent ses propriétés électriques ;
  3. la lettre de circuit et le numéro, qui relient la topologie à la position réelle.

Un dessin de DDR sans type ni courant assigné est incomplet. Une ligne entre disjoncteur et prise ne donne ni nature, ni section, ni nombre de conducteurs, ni mode de pose. Un point sur le plan qui ne porte pas la même référence que l'unifilaire ne peut pas être rapproché de façon fiable du circuit.

Les familles du tableau 2.23

Ce tableau résume la signification ; la géométrie officielle de chaque signe reste celle du RGIE.

FamilleExemplesRôle documentaire
Signes générauxDC, AC, monophasé, triphasépréciser la nature du courant
Ensembles et boîtestableau, boîte générale, connexion/dérivation, coffret de branchementreprésenter les nœuds de l'installation
Canalisationssouterraine, aérienne, apparente, encastrée, sous conduit, nombre de conducteursdécrire constitution et pose
Protectionsfusible, disjoncteur, DDR, terremontrer les fonctions de protection
Interrupteurs et commandesva-et-vient, permutateur, poussoir, variateur, détecteurrelier commande et point commandé
Prisessimple, multiple, avec terre, commandée, donnéesdistinguer les points de raccordement
Récepteurséclairage, chauffage, appareil ménager, moteur, borne de rechargeidentifier les charges fixes ou localisées
Sources et convertisseurstransformateur, cellule solaire, redresseur, onduleur, DC/DCdocumenter production et conversion
Domotiquesigne de base complété par commande locale, sans fil, programmée ou par capteurassocier fonction électrique et mode de commande

Le tableau n'est pas une liste de matériel à installer. Un signe officiel ne prouve ni le choix, ni le raccordement, ni le dimensionnement correct de l'équipement.

Canalisation : la ligne ne suffit jamais

Le schéma unifilaire indique au minimum le type, la section, le nombre de conducteurs et le mode de pose. Le tableau 2.23 fournit des signes pour une canalisation apparente ou encastrée, en conduit, aérienne ou souterraine, ainsi que des exemples combinant ces données.

Une notation telle que 3G2,5 indique trois conducteurs, dont le conducteur vert-jaune de protection, de 2,5 mm². Une écriture avec × ne porte pas automatiquement la même information sur le PE. La représentation doit correspondre à la pose réelle, et non à la solution graphique la plus courte.

Le symbole ne réalise pas le calcul. Courant admissible, mode de pose, groupement, température, chute de tension, boucle de défaut et protection doivent être vérifiés séparément.

Protections : lire le signe avec ses valeurs

Le RGIE différencie fusible, disjoncteur et dispositif différentiel. Les informations associées donnent son sens au symbole :

  • courant assigné et courbe du disjoncteur ;
  • type, sensibilité différentielle et courant assigné du DDR ;
  • fonctions identifiées pour un appareil à plusieurs déclencheurs ;
  • connexion de terre réellement présente.

La seule mention “30 mA” ne précise ni type A/F/B, ni instantanéité ou sélectivité. “20 A” sans caractéristique et sans canalisation associée ne suffit pas. Relevez les données du matériel installé et du calcul, jamais d'un plan générique.

Une référence identique sur les deux plans

Chaque circuit élémentaire reçoit une lettre majuscule sur l'unifilaire. Points lumineux, socles et unités de commande sont numérotés dans l'ordre à partir de la protection contre les surintensités. Le plan de position reprend lettre et numéro.

Ainsi, D2 doit désigner le même élément sur chaque document. Un interrupteur est repéré par son circuit et le numéro du point ou appareil commandé. Cette règle évite qu'un symbole spatial soit présent sans relation électrique explicite. Prise multiple, prise commandée et prise de données ne devraient pas partager un signe générique lorsque leur différence décrit l'installation.

Créer un symbole avec légende

Lorsqu'aucun signe officiel n'est adapté :

  1. vérifier si un symbole général complété d'un libellé suffit ;
  2. sinon choisir une forme simple et non confondable ;
  3. définir clairement forme, abréviation et fonction dans la légende ;
  4. conserver le même signe dans tout le dossier ;
  5. placer les propriétés techniques sur l'unifilaire ou dans le dossier.

Un logo commercial ne décrit généralement pas une fonction électrique. Un signe personnel non défini reste ambigu, même si son auteur le comprend.

Erreurs fréquentes

  • importer un symbole DIN, IEC ou logiciel sans vérifier son sens dans le document ;
  • employer le même dessin pour prise simple, multiple, commandée et données ;
  • oublier section, conducteurs ou mode de pose ;
  • indiquer 30 mA sans type et courant assigné du DDR ;
  • utiliser des références différentes entre unifilaire et position ;
  • réduire le photovoltaïque à un panneau sans source, onduleur ni caractéristiques ;
  • styliser le dessin jusqu'à rendre le signe ou la légende méconnaissable.

Vérifier la lisibilité du PDF final

Un bon symbole peut devenir inutilisable après mise en page. Ouvrez l'export à une taille de lecture normale : bord de page ou trait coupe-t-il une valeur, les références restent-elles lisibles, les prises ordinaires et commandées sont-elles encore distinctes, chaque texte est-il rattaché au bon appareil ?

Ne faites pas dépendre le sens de la seule couleur : le dossier peut être imprimé ou copié en noir et blanc. Forme, texte et référence doivent suffire. La légende figure sur les pages concernées ou est référencée sans ambiguïté dans le même jeu documentaire. Les abréviations restent constantes.

Comparez aussi les références des deux plans. Ce contrôle ne remplace aucune mesure, mais repère code doublé, récepteur absent ou symbole copié au mauvais endroit avant remise du dossier.

Une méthode reproductible, du relevé à la légende

Ne commencez pas par dessiner. Établissez d'abord un inventaire où chaque point réel reçoit local, circuit, numéro d'ordre, fonction et caractéristiques à inscrire près du signe. Choisissez ensuite le signe de base du tableau 2.23. Cette séquence évite qu'une icône ressemblante impose une fonction erronée. Un ventilateur fixe, une prise et une boîte de connexion peuvent dépendre du même circuit, mais restent trois matériels distincts.

Relisez chaque entrée en quatre passages :

  1. Signe de base : la famille est-elle correcte, par exemple protection, prise, luminaire, source ou machine fixe ?
  2. Caractéristiques : polarité, courant assigné, sensibilité différentielle, type de canalisation, nombre et section des conducteurs sont-ils présents quand ils sont nécessaires à la lecture ?
  3. Repère : le point du plan de position reprend-il exactement la lettre et le numéro attribués sur l'unifilaire ?
  4. Légende : chaque combinaison propre au projet est-elle définie une fois et facilement retrouvée sur chaque feuille concernée ?

Prenons le circuit K : il part après un DDR identifié et une protection de 20 A, continue par un câble 3G2,5 documenté et alimente trois raccordements fixes. La protection porte ses valeurs, le câble ses caractéristiques et les raccordements les repères K1 à K3. Un seul pictogramme « cuisine » ne conserverait pas cette structure. Si K2 change ensuite de fonction, gardez le repère stable et mettez à jour signe, désignation et caractéristiques sur les deux plans.

Traiter les cas limites sans masquer l'information

Pour un appareil combiné, déterminez quelles fonctions électriques doivent rester visibles pour le contrôle et la maintenance. Un bloc de prises peut être regroupé si quantité et commande ne prêtent pas à confusion. Un actionneur intelligent à plusieurs sorties demandera plutôt un signe de base, un code de légende et un renvoi vers sa fiche technique. La légende ne permet jamais de faire disparaître canalisation, protection ou source.

Versionnez les signes propres au projet comme les autres données de l'installation. Après une modification, notez date et repères concernés, puis vérifiez toutes les feuilles. Ne conservez pas une ancienne légende à côté des PDF actuels dans le dossier remis. En cas de doute, faites valider la représentation par le professionnel responsable et, si nécessaire, par l'organisme agréé avant l'exécution.

La publication officielle du RGIE Livre 1 reste la source primaire. Vérifiez-y l'édition applicable à la date du document. Les bibliothèques d'icônes de fabricants ou les signes empruntés à une norme étrangère ne remplacent ni le tableau 2.23 ni les règles belges relatives aux plans.

Le catalogue PlanElec, sans promesse excessive

PlanElec propose un catalogue de symboles pour la documentation électrique belge. Les composants saisis peuvent alimenter schéma unifilaire et plan de position, puis être exportés en PDF. L'auto-contrôle indicatif ne couvre que les règles prises en charge pour lesquelles les données nécessaires existent.

Le catalogue ne prouve pas que tout équipement spécial est modélisé ou contrôlé. Vérifiez type réel, valeurs, références et emplacement. Un symbole bien rendu n'est ni un dimensionnement, ni une déclaration de conformité RGIE, ni un rapport d'organisme agréé.

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Ouvrir PlanElec pour saisir les symboles et exporter les deux plans →

Référence : RGIE Livre 1 V06, chapitre 2.13 et sous-sections 3.1.2.1 à 3.1.2.3. Le tableau 2.23 officiel et l'installation réelle restent déterminants.