FAQ

Le parafoudre (SPD) est-il obligatoire selon le RGIE ?

Le RGIE exige une protection contre les surtensions (section 4.5.1), mais n’impose aucun type de parafoudre précis. Ce que cela signifie pour votre tableau, l’existant et le photovoltaïque.

Publié le 6 juillet 2026 Mis à jour le 5 octobre 2026 4 min

Réponse courte : objectif de protection oui, type de parafoudre imposé non

Le RGIE exige que les personnes et les biens soient protégés, selon les règles de l’art, contre les conséquences nuisibles des surtensions – dues par exemple aux phénomènes atmosphériques ou aux manœuvres (RGIE Livre 1, section 4.5.1). Un appareil précis comme « parafoudre type 2 dans le tableau principal » n’est pas imposé par le Livre 1 pour les habitations. Le choix de poser ou non un parafoudre (SPD, Surge Protection Device), et lequel, se fait sur la base de l’analyse de risque du projet et des données du fabricant.

Le chapitre 4.5 ne règle expressément que deux points : les dispositifs de protection contre les surtensions sont conçus et installés de manière à ce que leur fonctionnement ne présente pas de danger pour les personnes et les biens (4.5.1). Et dans les schémas IT, un limiteur de surtension est, si nécessaire, raccordé à l’origine de l’installation entre la prise de terre et le neutre ou un conducteur de phase (4.5.3).

Ce que fait un parafoudre

Un parafoudre dérive vers la terre les pics de surtension brefs avant qu’ils n’atteignent les appareils. Ces pics proviennent de la foudre tombée à proximité, de manœuvres sur le réseau ou d’autres perturbations, et touchent surtout l’électronique sensible : ordinateurs, téléviseurs, pompes à chaleur et onduleurs.

TypeProtection contreEmplacement habituel
Type 1Courants partiels de foudreÀ l’origine de l’installation, typiquement avec paratonnerre
Type 2Surtensions indirectesDans le tableau principal – le choix courant en habitation
Type 3Surtensions résiduellesPrès de l’appareil, en protection fine derrière un type 2

Ces types proviennent des normes de produit, pas du RGIE.

Où placer le parafoudre dans le tableau

Un type 2 se place dans le tableau. Deux montages sont courants :

Réseau → interrupteur général → différentiel principal (300 mA) → parafoudre type 2 → différentiels de groupe → disjoncteurs
Réseau → interrupteur général → parafoudre type 2 avec protection amont propre → différentiel principal (300 mA) → …

Le bon montage dépend de la notice du fabricant, du schéma de liaison à la terre et du concept d’installation. Protection amont, longueur des conducteurs de raccordement et coordination avec d’autres parafoudres suivent la fiche technique ; « typiquement 20 A » n’est pas une règle du RGIE. Sur le schéma unifilaire, vous documentez le parafoudre réellement posé avec son type, son mode de raccordement et ses caractéristiques.

Et pour une installation existante ?

Le RGIE ne prévoit aucune obligation générale de mise à niveau du type « chaque logement reçoit un type 2 ». La section 4.5.1 fixe un objectif de protection. Pour une installation existante, l’électricien évalue protection foudre, alimentation, cheminement des câbles, récepteurs sensibles et concept du fabricant – et documente sa décision. En cas de transformation, la partie modifiée suit les règles applicables au moment des travaux.

Parafoudre et photovoltaïque

En PV, côté AC et côté DC s’évaluent séparément :

  • Côté AC : protection contre les surtensions dans le tableau, comme décrit ci-dessus.
  • Côté DC : le chapitre 7.112 n’impose pas expressément de parafoudre DC pour les installations PV domestiques. Un parafoudre DC à l’onduleur reste une pratique courante, surtout avec de longs câbles DC en toiture ; les règles de l’art et les données du fabricant sont déterminantes.

Astuce : de nombreux onduleurs intègrent déjà un parafoudre DC. Un coup d’œil à la fiche technique vous évite un appareil supplémentaire.

Documenter le parafoudre dans PlanElec

Dans PlanElec, vous placez le parafoudre comme appareil de protection à part entière sur le schéma unifilaire et dans le tableau ; ses données figurent dans le PDF. L’auto-contrôle RGIE évalue la présence d’une protection contre les surtensions et en donne le résultat à titre d’information – conforme au texte, puisqu’il n’existe pas d’obligation générale de parafoudre. Le périmètre complet figure dans Ce que vérifie l’autocontrôle. Dimensionnement, pouvoir d’écoulement et coordination se fixent selon l’analyse de risque et la fiche technique ; les coûts proviennent d’une offre de projet actuelle.

Articles liés

Base réglementaire : RGIE Livre 1, version 06, chapitre 4.5 (sections 4.5.1 et 4.5.3) et chapitre 7.112. Seul le texte officiel du SPF Économie fait foi.